Le fait
Le 5 août, le Nikkei a plongé de 12,4 %, sa pire séance depuis le krach de 1987, entraînant les marchés mondiaux dans son sillage. L'indice de volatilité VIX a connu l'une des plus fortes pointes intrajournalières de son histoire, avant un rebond presque aussi violent le lendemain.
Le contexte
La hausse surprise des taux japonais fin juillet, combinée à de mauvais chiffres de l'emploi américain, a inversé brutalement le calcul du portage : emprunter en yens pour acheter des actifs à haut rendement. L'appréciation éclair du yen a déclenché des appels de marge en cascade.
Pourquoi ça compte
L'épisode a révélé l'ampleur des positions spéculatives adossées au financement en yens et la vitesse à laquelle un ajustement de politique monétaire japonaise se propage désormais au monde entier. La BoJ a aussitôt promis de ne plus relever ses taux en période d'instabilité.
À surveiller
La taille résiduelle du portage en yens, la communication de la BoJ, et la sensibilité nouvelle des marchés américains aux données d'emploi.
