Le fait

La BoJ a relevé son taux directeur de -0,1 % à une fourchette de 0 à 0,1 %, première hausse en dix-sept ans. Elle abandonne le contrôle de la courbe des taux et les achats d'ETF actions, tout en continuant d'acheter des obligations d'État.

Le contexte

Les négociations salariales de printemps ont débouché sur des hausses supérieures à 5 %, les plus fortes depuis trente ans, donnant à Kazuo Ueda la confirmation qu'il attendait d'une boucle prix-salaires durable.

Pourquoi ça compte

Le Japon était l'ancre mondiale des taux bas : des milliers de milliards de yens placés à l'étranger pourraient être rapatriés à mesure que les rendements domestiques redeviennent positifs. Le yen, paradoxalement, continue de baisser tant que l'écart avec les taux américains reste béant.

À surveiller

Le rythme des prochaines hausses, le comportement des investisseurs institutionnels japonais, et le risque de débouclage brutal des positions de portage.